Fondation Suisse Madagascar
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INFO
Année
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AVRIL 2010
Ces derniers temps, grâce à l’initiative d’un de nos jeunes collaborateurs, Luca Ostini, spécialisé dans les nouvelles techniques d’information pour une meilleure identification de la FSM et de ses contenus humanitaires, nous nous sommes occupés entre autre de l’actualisation du logo de la Fondation, en le rendant plus dynamique.



C’est une bonne occasion pour expliquer une fois pour toutes le sens de ce logo qui en général a suscité plusieurs perplexités. Il y a eu aussi quelqu’un qui a tout simplement tranché la question en lui donnant le sens du « M » de Madagascar, ce qui aurait pu être vrai, mais il ne l’ait pas non plus.
Les voyageurs qui ont parcouru surtout la côte nord-ouest de cette grande île, entre Antsiranana et Mahajanga, ont du sûrement s’étonner en tombant sur des affleurements de calcaires cristallins qui se formèrent suite à l’accumulation sur le fond de l’océan de coraux morts et de coquillages.

Les Malagasy appellent ces imposants phénomènes karstiques, découpé en aiguilles, flèches et coupoles, les «tsingy».
C’est exactement d’une falaise d’une petite île du groupe des «Mitsio», qui tombe à pic dans la mer en dessinant une cascade de lames, brûlantes au coucher du soleil, que les fondateurs de la FSM on pris l’inspiration pour souligner que dans chaque activité mis en oeuvre les valeurs de solidarité et réciprocité doivent être profondément encrés dans les traditions de la terre malagasy, à l’instar de ces tsingy, eux tirant leur origine des profondeurs de la mer.
C’est dans ce sens que la restauration du logo de la Fondation doit être lue: oui à l’activité humanitaire, à la condition de dynamiser l’auto-promotion d’un modèle de développement à Madagascar, tout en respectant ses us, ses coutumes et ses traditions.



Comme la procédure habituelle le veut, jeudi 22 avril, une délégation de la FSM s’est rendue au village de Andrianankonko pour annoncer l’ouverture des travaux du 17.ème aqueduc du programme «Eau potable pour tous» 2003-2010. Andrianankonko est un village de l’île de Nosy Be, situé sur la côte nord-est, à quelques dizaines de mètres de la route principale qui relie Hell-Ville à sa pointe nord.


Il va de soi que la structure pourra être concrétisée une fois que la convention, qui dicte les conditions, les droits et les devoirs que les villageois devront respecter, grâce à la gestion d’un comité élu lors d’une assemblée générale, sera acceptée et signée avec les autorités communales.
En signe de bon augure, afin que les travaux puissent commencer incessamment et finir dans les délais prévus sans causer ni maladies ni accidents, et que la source choisie puisse donner de l’eau propre à toute la population pendant toute l’année, le samedi suivant, le doyen du village, accompagné de quelques notables du village, s’est rendu au pieds de la source pour pratiquer le «jôro», une cérémonie traditionnelle qu’on célèbre avant de commencer une réalisation d’une certaine importance et pendant laquelle, par le biais d’offrandes telles que le miel et le rhum, on fait appel aux ancêtres pour que les vœux exprimés et adressés à Zanahary, le Créateur, soient accueillis de bon gré.

Mr. Fiorenzo Melera, membre du CdD et représentant permanent de la FSM à Madagascar, était sur place pour filmer les événements, dont les images feront partie du relatif documentaire, comme d’habitude.


MARS 2010
Faisant suite à la gravité de la situation dans la région de Manakara, une ville située sur l’Océan Indien au sud-est de Madagascar, qui a été provoquée par un violent cyclone qui l’a ravagée pendant plusieurs heures et qui d’ailleurs continue à être secouée par une pluie battante, rendant compliquée l’efficacité des secours (les chiffres officielles parlent d'une soixantaine de morts et d’innombrables disparus), la Commune Urbaine de Nosy Be a lancé une chaîne de solidarité pour venir en aide des sinistrés. La Direction locale de la FSM a décidé de participer à cette collecte organisée par le pouvoir public, donc de tout respect, avec une somme d’argent proportionnée à la réalité du pays.



Le programme de base 2010 de la FSM est assez chargé, en particulier:

  • la réalisation de 3 aqueducs dans les villages de Andrianankonko, Mangirankirana et Antafianambitry, outre que la finition de l’abreuvoir de celui de Ampasipohy, à dépendance des travaux de préparation pris en charge par la communauté villageoise
  • l’évaluation des villages à envisager pour la troisième phase du programme "Eau potable pour tous", vraisemblablement à partir de 2012
  • le suivi de la structure organisationnelle du Centre de Formation du Tourisme et de l’Hôtellerie, avec son hôtel d’application Lokobe Lodge.

La préoccupante situation socio-politique du pays a aussi provoqué une chute importante du tourisme (en 2009 -54% par rapport à 2008), ce qui ne facilite pas les choses pour la bonne gouvernance de notre Centre, qui en principe doit être financer par les recettes produites par son hôtel.
Grâce à l’aide de la FSM (payement de 3 formateurs des secteurs cuisine, salle/bar et accueil/hébergement),  au soutien ponctuel de la région de la Picardie et du département de l’Oise, et à la prochaine  participation financière de l’île de Mayotte, qui désire ainsi assurer un certain nombre de  jeunes maorais, intéressés au secteur du tourisme, auprès de notre Centre de formation professionnelle, on espère que ce moment de grande difficulté puisse être tenu sous contrôle.
À la fin du mois de juin il y aura la distribution des premiers diplômes aux élèves qui auront terminé le premier cycle de deux ans d’études. Comme à son temps promis, les deux meilleurs pourront bénéficier d’un stage de 4 semaines en Suisse, pendant la période septembre/octobre prochaine. Pour ce faire la FSM a déjà pu trouver un accord de collaboration avec Mr Fernando Brunner, propriétaire de deux établissements dans la région de Locarno (TI) (Residenza Al Parco et restaurant Divino). Nous profitons de l’occasion pour remercier Mr Fernando Brunner et de même ses collègues de l’hôtellerie tessinoise qui ont permis ce scoop, qui aura sûrement une retombée positive pour tout le monde concerné. On en reparlera le moment venu.
Pour conclure: aidez-nous à aider ces populations qui souffrent d’une crise plus grande d’elles et qui n’ont aucun moyen pour la maîtriser sinon l’espoir qu’un jour elle ira se terminer, et cette jeunesse, le futur du pays, en lui donnant santé et instruction afin qu’elle puisse un jour prendre en main son destin et défendre ses us, ses coutumes et ses traditions d’un monde toujours plus insoucieux de ce qui n’est pas conforme aux volontés de cette inéluctable folie qui s’appelle globalisation… s’il ne sera pas trop tard!
Et enfin une belle question: qui sera le premier tessinois, sensibilisé par nos news, à visiter l’hôtel d’application du Centre, situé au village d’Ambatozavavy, sur l’île de Nosy Be (cfthnb@gmail.com)?


Après un séjour passé en Europe, Mr Fiorenzo Melera, membre FSM et représentant de la Fondation à Madagascar, est maintenant rentré à Nosy Be. Entre la fin du mois de mars et le début d’avril la saison des pluies cesse et laisse graduellement la place à celle sèche. C’est pour ce motif-là que l’activité de la FSM peut reprendre régulièrement: les déplacements deviennent possibles même si non sans difficulté et l’équipe affectée à la construction des aqueducs peut commencer à oeuvrer sur des terrains moins boueux.
Mr. Melera à retrouvé un pays encore en pleine crise socio-politique, une situation qui dure désormais depuis plus d’un an, ce qui n’améliore pas, entre autre, sa vie économique. Mais ce qui est vraiment préoccupant c’est qu’on ne voit pas encore sa fin, même si pour le mois de mai la Haute Autorité de Transition a prévu les élections pour redonner de la légalité aux pouvoirs publics. Tout le monde l’espère mais une grande partie des observateurs est pessimiste et craigne un alourdissement des difficultés, surtout du point de vue économique, avec toutes les conséquences néfastes qui en peuvent suivre.
De plus les conditions climatiques à Madagascar suivent ni plus ni moins celles de la planète, c’est-à-dire elles se montrent extrêmes et difficilement prévisibles, ce qui aggrave les conditions de vie d’une part de la population, en particulier celles de la côte est du pays, d’habitude secouée pendant cette saison par des cyclones. Spécialement celui de la mi-mars a été particulièrement meurtrier dans la région de Manakara, une ville située au sud-est de Madagascar. À l’heure actuelle on compte au moins une soixantaine de morts, d’innombrables disparus et les secours sur place sont difficiles (il continue à pleuvoir abondamment) mais surtout insuffisants, si on ne compte pas les aides emmenées directement par un avion de l’armée française, au départ de l’île de la Réunion. C’est étonnant de constater que quand il y a une catastrophe de proportions semblables mais qui se produit dans d’autres parties de la planète plus sensibles aux grands médias, ceux-ci l’annonce tout de suite, à grande échelle, à Madagascar ces désastres restent seulement et malheureusement circonscrits à un intérêt qui difficilement sort des limites régionaux… mais ainsi va le monde!


JANVIER 2010


La FSM souhaite à tous une bonne nouvelle année



 
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